jueves, 31 de mayo de 2012

LA RESURRECCIÓN ARGENTINA



http://www.liberation.fr/monde/01012370154-argentine-resurrection-economique



Argentine. Résurrection économique
8 novembre 2011 à 00:00
grand angle Libéré de l’emprise du FMI, le pays est passé, en dix ans, de la faillite à une croissance digne de la Chine. Un succès encourageant mais encore fragile.
Par GÉRARD THOMAS Envoyé spécial à Buenos Aires
Diego Avila s’est écroulé sur la chaussée de Villa Fiorito, une localité de la province de Buenos Aires qui empile les maisonnettes de briques et de tôles à flanc de colline. Une balle de 9 millimètres vient de lui fracasser le crâne. En compagnie d’une poignée de pillards, il tentait de mettre à sac une petite épicerie de son quartier.
Ce matin du 19 décembre 2001, les policiers présents sur les lieux jurent qu’ils ont vu le propriétaire du magasin tirer sur le groupe du haut d’une terrasse voisine. Ils ne sont pas intervenus. A quelques jours de Noël, l’Argentine est alors à feu et à sang. Buenos Aires, Rosario, Cordoba, Santa Fe, Mendoza, toutes les grandes villes sont confrontées à des émeutes de la faim. Le pays, qui a subi de plein fouet les politiques néolibérales des années 90, est exsangue. Les privatisations d’entreprises publiques ont laissé des centaines de milliers de travailleurs sur le carreau. Le maintien d’une illusoire parité, à un pour un, entre le peso et le dollar a pénalisé les exportations nationales et la monnaie locale finit par être dévaluée de 70%, ruinant des milliers de petits épargnants. Le Produit intérieur brut (PIB) est en chute libre, le déficit public un puits sans fond. L’inflation flirte avec les 125% annuels et l’insupportable dette extérieure - 72 milliards d’euros - plombe toute velléité de reprise.
Etat de siège
Le Fonds monétaire international (FMI) va lâcher les Argentins et leur refuser un nouveau crédit. Les retraits d’argent dans les banques sont plafonnés. L’état de siège est décrété. Mais place de Mai, en plein centre de Buenos Aires, le flot incessant de manifestants scande : «Bandes d’abrutis, votre état de siège, vous pouvez vous le mettre au cul !» Ailleurs dans les rues de la capitale, les manifestants en furie crient à l’encontre de la classe politique : «Qu’ils s’en aillent tous !» Le président radical Fernando De la Rúa est contraint à la démission, le 21 décembre. Il quitte le palais présidentiel en hélicoptère. En deux semaines, cinq présidents vont se succéder à la Casa Rosada, l’Elysée local, et des affrontements feront au moins 38 morts et des centaines de blessés.
Dix ans plus tard, une Argentine transfigurée affiche une arrogante santé. La croissance flirte avec les 8% annuels, le chômage tombe à moins de 8% de la population active et le service d’une dette extérieure restructurée n’occulte plus le développement. Une grande partie du parc automobile a été renouvelée et la classe moyenne fait à nouveau la queue dans les centres commerciaux pour s’offrir GPS, appareils photos numériques et écrans plats dernier cri. Les «Portenos» (habitants de Buenos Aires) pianotent sur le dernier joujou à la mode : un téléphone Blackberry qu’ils exhibent comme un signe de réussite, avant de se précipiter dans les restaurants pour vanter leurs vacances à Miami ou en Europe.
Dix millions d’Argentins (sur plus de quarante millions) vivent toujours dans le plus grand dénuement, mais la relance a quand même profité aux plus déshérités. Leur consommation balbutiante est portée par les multiples programmes d’aides sociales mis en œuvre par les gouvernements de Néstor Kirchner (2003-2007), puis de sa femme Cristina : allocations familiales, subventions aux services publics et aux produits alimentaires, augmentation régulière des salaires et des retraites, construction d’habitations, grands travaux, distribution d’ordinateurs aux élèves défavorisés…
Un véritable protectionnisme frontalier a par ailleurs été développé, pour éviter toute concurrence étrangère directe aux produits manufacturés «Hecho en Argentina» (fait en Argentine), tandis que la Présidente enchaîne les inaugurations de bâtiments publics, d’hôpitaux ou de pôles technologiques financés par l’Etat. «Un incroyable chemin a été parcouru, se félicite Ignacio De Mendiguren, président de l’Union industrielle argentine (UIA). En 2001, nous importions du maïs français ou des pamplemousses israéliens. Aujourd’hui, nous consommons argentin et nous exportons de tout, y compris des satellites et des logiciels informatiques.»
L’un des principaux artisans du «miracle» économique argentin préside aux destinées de l’Institut d’études appliquées (Ideas), une fondation spécialisée dans la prospective économique. Dans son bureau situé en plein centre de Buenos Aires, Roberto Lavagna - ex-ministre de l’Economie des présidents péronistes Eduardo Duhalde (2002-2003) puis Nestor Kirchner - n’y va pas par quatre chemins. «Dès mon entrée en fonction, en avril 2002, j’ai décidé de changer radicalement notre manière de penser la crise, affirme-t-il dans un sourire. Le mois suivant, j’étais à Washington pour expliquer aux dirigeants du FMI que nos rapports allaient s’en ressentir. Depuis le début du marasme économique, en 1998, nous avions déjà obtenu deux programmes d’aide du FMI pour un total de 51 milliards d’euros : deux échecs retentissants. Je n’ai pas demandé un centime de plus. Je me suis simplement engagé à payer les intérêts de la dette et une partie du capital, mais pas tout et pas tout de suite.»
«Sortie de crise»
De fait, l’Argentine fait défaut, arrête de soutenir les banques étrangères et nationales en difficulté, puis s’engage dans un bras de fer avec le FMI et ses principaux créanciers. «Les sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI, assure Lavagna. Cette institution propose toujours le même type de contrat d’ajustement qui consiste à diminuer l’argent qu’on donne aux gens - les salaires, les retraites, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l’emploi - pour consacrer l’argent économisé à rembourser les banques. On préfère sauver le système financier plutôt que les personnes qui ont des crédits immobiliers à rembourser. On oublie simplement que des gens ruinés ne consomment pas, ce qui obère une relance par la consommation. C’est absurde !»
Lavagna dresse un parallèle entre la situation de l’Argentine en 2002 et celle de la Grèce aujourd’hui. Selon lui, au plan économique, le cas est «semblable», essentiellement au regard d’un «taux de change fixe qui ne peut qu’engendrer une crise lorsqu’il associe des pays à forte productivité et d’autres dont la compétitivité est beaucoup plus faible». Mais également en comparant l’ampleur du désastre : le déficit fiscal, celui des comptes courants, la chute vertigineuse du PIB, l’endettement, l’explosion du chômage. «Toutes les grandes données macro-économiques de la Grèce sont dans le rouge, comme elles l’étaient en Argentine», souligne Roberto Lavagna. Seul point positif à ses yeux, la Grèce fait partie de l’Europe qui ne devrait pas «la laisser tomber». Il suggère à Athènes d’arrêter de sombrer dans les plans d’austérité, d’investir dans l’éducation, les sciences et la technologie et de financer des infrastructures, notamment touristiques, qui lui permettraient de récupérer une certaine productivité.
Reste que l’Argentine bénéficiait de beaucoup plus d’atouts que la Grèce. Cet immense pays agricole a profité de l’envolée des cours des matières premières. Après la viande et le blé, qui ont tiré la croissance au milieu du siècle dernier, c’est le soja transgénique qui constitue le nouvel eldorado vert. «Sur 33 millions d’hectares consacrés aux cultures de grain, le soja s’impose avec quelque 19 millions d’hectares plantés, contre 7 millions pour le blé et 3 millions pour le maïs», souligne Gustavo Grobocopatel, président de Los Grobos Agropecuaria. Son entreprise à capitaux familiaux exploite 280 000 hectares en Argentine, au Brésil et en Uruguay et exporte plus de 3,2 millions de tonnes de grains par an, dont 750 000 tonnes de soja à destination de la Chine. «L’Inde et la Chine sont devenus de fabuleux débouchés pour nos productions et la demande y est pour l’heure insatiable. Le gouvernement a eu raison de stimuler la demande interne pour rétablir la croissance mais il a également pu compter sur l’excellente santé financière de notre filière.»
Des nuages à l’horizon
Le boom économique argentin après la crise de 2001-2002 a, en effet, été en grande partie soutenu par un soja passé d’environ 170 euros la tonne en 2002, à 500 euros il y a quelques semaines. Un vrai jackpot pour l’Etat qui prélève 35 % de taxes sur chaque tonne de grain exportée. Fin 2011, et pour les seules 45 millions de tonnes de soja exportées, c’est quelque 5,6 milliards d’euros qui tomberont dans l’escarcelle gouvernementale. D’autant que la dévaluation de 2002 a rendu encore plus compétitifs les produits d’une Argentine qui s’est hissée à la première place mondiale des exportateurs de farine et d’huile de soja et qui reste le deuxième exportateur de maïs et le cinquième de blé.
Pourtant, les détracteurs du gouvernement pointent les nuages qui, selon eux, s’accumulent sur cette oasis économique. D’abord, la récession mondiale pourrait affecter les belles performances commerciales orientées essentiellement vers l’Inde et la Chine en surchauffe. Ensuite, l’inflation menace avec des chiffres réels plus proches des 23 % annuels que des 10 % annoncés par les instituts gouvernementaux, et quelque 13 milliards d’euros auraient quitté l’Argentine ces neuf derniers mois pour se réfugier sous des cieux plus propices. L’Argentine est, par ailleurs, toujours en négociation pour épurer un passif de 5 milliards d’euros avec ses créanciers du Club de Paris, et son «défaut» d’il y a dix ans lui vaut d’être maintenue à l’écart des marchés financiers internationaux.
«L’Argentine n’est pas une fête permanente et ne pourra pas maintenir ces résultats en trompe-l’œil, prévient Domingo Cavallo, ex-tout puissant ministre de l’Economie de Fernando De la Rúa. L’inflation, la fuite des capitaux et l’augmentation des dépenses publiques de l’ordre de 35 % par an promettent des lendemains qui déchantent». Cristina Kirchner, réélue pour un bail de quatre ans le 23 octobre, semble avoir senti le vent venir. La semaine dernière, son gouvernement annonçait la suppression de certaines subventions allouées aux secteurs de l’énergie et des transports ainsi qu’un strict contrôle des changes.

 

Gran angular Liberado de la influencia del FMI, el país pasó, en diez años, de la quiebra a un crecimiento digno de la China. Un éxito alentador pero también frágil.

Por Gérard Thomas Enviado especial en Buenos Aires

 

Diego Avila se derrumbó sobre la calzada de Villa Fiorito, una localidad de la provincia de Buneos que apila las casitas de ladrillo y de chapas a dos aguas. Una bala de 9 milímetros acaba de estrellarse en el cráneo. En compañía de un puñado de ladrones, él intentaba saquear un pequeñoo almacén de su barrio.
Esta mañana del 19 de diciembre de 2001, los polícías presentes en el lugar juran que ellos vieron al propietario del negocio tirarle al grupo de lo alto de una terraza vecina. Ellos no intervinierosn. A algunos días de Navidad, la Argentina está entonces a fuego y sangre. Buenos Aires, Rosario, Córdoba, Santa Fe, Mendoza, todas las grandes ciudades están confrontadas con motines de hambre. El país, que sufrió de lleno el azote de las políticas neoliberales de los años 90, está sin fuerza. Las privatizaciones de empresas públicas dejaron cientos de miles de trabajadores fuera de combate. El mantenimiento de una ilusoria paridad, de uno a uno, entre el peso y el dólar penalizó las exportaciones nacionales y la moneda local termina por ser devaluada un70 %, arruinando a miles de pequeños ahorristas. El Producto bruto interno (PBI) está en caída libre, el déficit público un pozo sin fondo. La inflación flirtea con el 125% anual y la insoportables deuda externa -72 mil millones de euros-  compromete toda veleidad de recuperación.

Estado de sitio

El Fondo monetario internacionanl (FMI) va a abandonar a los Argentinos y les rechaza un nuevo crédito. Los retiros de dinero en los bancos tendrán un límite. El estado de sitio es decretado. Pero en la plaza de Mayo, en pleno centro de Buenos Aires, la afluencia incesante de manifestantes canta “Manga de brutos, al estado de sitio se lo puedent meter en el c…! “ En otras partes en las calles de la capital, los manifestantes que huyen gritan en contra de la clase política: “¡Que se vayan todos!” El presidente radical Fernando De la Rúa  está obligado a renunciar, el 21 de diciembre. Él abandona el palacio presidencial en helicóptero. En dos semanas, cinco presidentes van a sucederse en la Casa Rosada, el Eliseo local, y los enfrentamientos provocarán al menos 38 muertos y cientos de heridos.
 
Diez años más tarde una argentina transfigurada hace alarde de una arrogante salud. El crecimiento flirtea con el 8% anual, el desempleo cae a menos de 8% de la población activa y el servicio de una deuda externa reestructurada no oculta más el desarrollo. Una gran parte del parque automotor fue renovado y la clase media hace nuevamente la cola en los centros comerciales para ofrecerse GPS, cámaras de fotos digitales y pantállas planas último grito. Los “Porteños” (habitantes de Buenos Aires) teclean el último juguete de moda: un teléfono Blackberry que ellos exhiben como un signo de éxito, antes de precipitarse en los restaurantes para jactarse de sus vacaciones en Miami o en Europa.
Diez millones de Argentinos (entre más de cuarenta millones) siguen viviendo en la mayor indigencia, pero la recuperación benefició de todos modos a los más desfavorecidos, Su consumo  es sostenido por los múltiples programas de ayuda social puestos en marcha por los gobiernos de Néstor Krchner (2003-2007) luego de su esposa Cristina : subsidios familiares,  subvenciones a los servicios públicos y a los productos alimenticios, aumento regular de los salarios y de las jubilaciones, contrucción de viviendas, obras viales, distribución de computadoras a los alumnos desfavorecidos
  Un verdadero proteccionismo fronterizao se desarrolló por otra parte, para evitar toda competencia extranjera directa con los productos manufacturados “Hecho en Argentina”, mienetras que la Presidente prosigue con las inauguraciones de edificios públicos, hospitales o polos tecnoló0gicos financiados por el Estado. “ Un increíble camino fue recorrido, se felicita Ignacio De Mendiguren, presidente de la Unión industrial argentina (UIA). En 2001, nosotros importábamos maíz francés o pomelos israelíes. Hoy, consumimos argentino y exportamos de todo, incluso satélites y programas informáticos.”

 
Uno de los principales artesanos del « milagro » económico argentino dirige el Instituto de estudios aplicados (Ideas), una fundación especializada en la prospectiva económica. En su despacho situado en pleno centro de Buenos aires, Roberto Lavagna – ex ministro de Economía de los presidentes peronistas Eduardo Duhalde (2002-2003) luego Nestor Kirchner – no anda con rodeos. “Desde mi llegada al ministerio en abril de 2002, decidí cambiar radicalmente nuestra manera de pensar la crisis, afirma con una sonrisa. Al mes siguiente, estaba en Washington para explicar a los dirigentes del FMI que nuestras relaciones iban a resentirse. Desde el inicio del marasmo económico, en 1998,  habíamos ya obtenido dos programas de ayuda del FMI por un total de  51 mil millones de euros : dos fracasos ruidosos. Yo no pedí un céntimo de más. Me comprometí a pagar los intereses de la deuda y una parte del capital, pero no todo y no inmediatamente.

 
« Salida de la crisis »
De hecho, la Argentina falta, deja de sostener a los bancos extranjeros y nacionales en dificultad, luego se compromete férreamente con el FMI y sus principales acreedores. “las salidas de crisis se hacen fuera de los caminos trazados por el FMI, asegura Lavagna. Esta institución propone siempre el mismo tipo de contrato de ajuste que consiste en disminuir el dinero que se le da a la gente – salarios, jubilaciones, ayudas públicas, mais también a las grandes obras públicas que generan empleo – para consagrar el dinero ahorrado a pagarles a los bancos. Prefieren salvar al sistema financiero antes que a las personas que tienen créditos inmobiliarios para pagar. Se olvidan simplemente que la gente arruinada no consume, lo que disminuye una recuperación por el consumo.

 
Lavagna establece un paralelo entre la situación de la Argentina en 2002 y la de Grecia hoy. Según él, en el plano económico, el caso es “parecido”, esencialmente con relación a una “tasa de cambio fija que no puede más que engendrar una crisis cuando ésta asocia países de fuerte productividad y otros cuya competitividad es mucho más débil”. Pero también al comparar la amplitud del desastre : el déficit fiscal, el de las cuentas corrientes, la caída vertiginosa de PBI, el endeudamiento, la explosión del desempleo.  Los prinicpales datos macroeconómicos de Grecia están en rojo, como lo estaban en Argentina”, suraya Roberto Lavagna. El único punto positivo según él, Grecia forma parte de la Europa que no debería “dejarla caer”. Él sugiere a Atenas dejar de hundirse con los planes de austeridad, invertir en la educación, las ciencias y la tecnología y financiar infraestructura, particularmente turística, que le permitirían recuperar cierta productividad.

 
No deja de ser cierto que la Argentina disfrutaba de muchas más ventajas que Grecia. Este inmenso país agrícola aprovechó el alza explosiva de la cotización de las materias primas. Después de la carne y el trigo, que crecieron a mediados del siglo pasado, es la soja transgénica que constituye el nuevo paraíso verde.  “De 33 millones de hectáreas destinadas a los cultivos de grano, la soja se impone con unos 19 millones de hectáreas plantadas, contra 7 millones  para el trigo y 3 millones para el maíz” subraya Gustavo Grobocopatel, presidente de Los Grobos Agropecuaria. Su empresa de capitales familiares explota 280.000 hectáreas en Argentina, en Brasil y en Uruguay y exporta más de 3,2 millones de toneladas de granos por año, de los que 750.000 toneladas son de soja con destino a China. India y China se transformaron en fabulosos mercados de salida para nuestros productos  y la demanda es por el momento insaciable. El gobierno tuvo razón en estimular  la demanda interna para restablecer el crecimiento pero pudo también contar con  la excelente salud financiera de nuestro sector.”

 
Nubes en el horizonte
El boom económico argentino después de la crisis de 2001-2002, en efecto, fue en gran parte sostenido por una soja que pasó de alrededor de 170 euros la tonelada en 2002, a 500 euros hace algunas semana. Un verdadero bingo para el estado que retiene 35% de tasa sobre cada tonelada de grano exportada. En 2011, y por las únicas 45 millones de toneladas de soja exportadas, son unos 5,6 mil millones de euros que caerán en la bolsa gubernamental.  Tanto más cuanto que la devaluación de 2002 , volvión aún más competitivos los productos de una Argentina que se izó en la primera plaza mundial de los exportadores de harina y de aceite de soja y que sigue siendo el segundo exportador de maíz y el quinto de trigo. 

 
Sin embargo los detractores del gobierno destacan las nubes que, según ellos, se acumulan  sobre este oasis económico. En primer lugar, la recesión mundial podría afectar los hermosos rendimientos comerciales orientados esencialmente hacia la India y la China en recalentamiento. Luego la inflación amenaza con cifras reales más próximas al 23% anuales que al 10% anunciados por los institutos gubernamentales, y unos 13 mil millones de euros habrían abandonado a la Argentina estos nueve meses últimos para refugiarse debajo de los cielos más propicios. La Argentina está , por otra parte, siempre en negociaciones para depurar un pasivo de 5 mil millones de euros con sus acreedores del Club de París, y su “incumpliimiento” de hace diez años le vale seguir aislada de los mercados financieros internacionales.
“La Argentina no es una fiesta permanente y no podrá mantener estos resultados engañosos, previene Domingo Cavallo, ex todopoderoso ministro de Economía de Fernando De la Rúa. La inflación, la huída de capitales y el aumento del gasto público del ordent de 35% por año prometen un futuro que desengaña”.
Cristina Kirchner, reelegida por un término de cuatro años el 23 de octurbre, parece haber sentido venir el viento. La semana pasada, su gobierno anunciaba la supresión de ciertas subvenciones asignadas a los sectores de energía y de transportes así como un estricto contro del cambio.

PATRICIA TORRES

TRADUCCIONES Y SERVICIOS FRANCE 

 




sábado, 19 de mayo de 2012

TRADUCCIONES BONJOUR, GOOD MORNING...

AQUELLAS PALABRAS A LAS QUE MUCHAS VECES NO LES PRESTAMOS ATENCIÓN  Y A LAS  QUE  MUCHAS VECES NO LE DAMOS IMPORTANCIA , EN DETERMINADAS CIRCUNSTANCIAS SE NOS VUELVE INDISPENSABLES  PARA RESOLVER LAS SITUACIONES MÁS DISPARES.
ES QUE TODO SE VUELCA AL IDIOMA

ES POR ESO QUE DESDE ESTA PÁGINA JUGAREMOS CON LAS PALABRAS, DE UN IDIOMA A OTRO Y REALIZAREMOS LA TRADUCCIÓN DE ALGUNA CANCIÓN, RECETA, DE UN ARTÍCULO DE LA ACTUALIDAD Y ASÍ  IREMOS DESCUBRIENDO OTRAS CULTURAS...